La crise économique que nous traversons actuellement affecte l’ensemble des structures de notre société.
Malgré la surcharge structurelle qu’un Etat dispendieux leur impose depuis plusieurs décennies, les entreprises privées, qui évoluent dans un secteur concurrentiel mondialisé, ont dû s’adapter aux difficultés présentes. Plus économes, plus efficaces, plus productives, celles qui subsistent ont fait preuve d’imagination, de souplesse et d’adaptation pour progresser, ou simplement maintenir leur activité.
Il en va de même de la gestion des collectivités territoriales dont les investissements ne sont réalisables qu’avec le recours à l’emprunt et aux subventions provenant de structures comme le conseil général ou le conseil régional, eux-mêmes abondés par l’Etat, seul autorisé à voter un budget déficitaire depuis plus de trente ans.
L’endettement actuel de la France est tel qu’il est désormais impossible de contracter de nouveaux emprunts, sans compromettre gravement la crédibilité de notre pays. Il s’agit de reconsidérer l’ensemble du système de financement public. Des économies drastiques s’imposent, du sommet de l’Etat à la plus petite des communes.
Des collectivités comme la nôtre sont contraintes de renoncer à la réalisation de certains investissements considérés comme non indispensables. La solution pour elles consiste à s’unir au sein de groupements comme les communautés de communes, où certains projets pourront être mutualisés. Ainsi les services sociaux, économiques, techniques… les compétences en voirie, urbanisme, police ou environnement… seront nécessairement regroupés. De nombreux syndicats intermédiaires, pour la plupart à vocation unique, sont appelés à disparaître ou à fusionner dans le cadre d’organisations départementales.
Dans ce domaine comme dans bien d’autres, notre pays a le devoir et l’obligation d’entreprendre les réformes indispensables au maintien de son statut au premier rang des grandes puissances mondiales.
Jean-Jacques EDARD